" Et, j'ai su que c'était toi...j'ai su que c'était toi car tu m'agaçais... tu m'agaçais et m'intriguais en me faisant sourire . Très souvent, je rêvais de vous faire taire, toi et ta fausse stupidité, mais par moment, je me surprenais à imaginer tes lèvres sur les miennes.
Et parce que tu n'imaginais pas à quel point, chaque minute passée avec toi me rendait folle de toi, tu restais toi, simplement toi...
Tu étais différent...différent de l'idéal masculin que je m'étais toujours m'imaginé. Tu étais aussi grossier et maladroit , que touchant et drôle.
Parce que j'avais connu l'abandon, la colère, la douleur et le désarroi, j'ai cru reconnaitre cette même tristesse en toi. Armé de blagues idiotes et de gestes culottés , tu essayais de leurrer tout ton petit monde. Je connaissais bien ce jeu, j'ai longtemps cru en avoir inventé les règles ...
Alors j'ai commencé à m'imaginer du réconfort dans tes bras et un avenir avec toi. Tu ne voulais pas croire que je te désirais, ayant une trop forte et fausse estime de moi. Mais ce dont moi j'étais certaine c'était que si quelqu'un était né pour m'aimer, il était là, juste devant moi...
Puis un jour, tu m'as embrassé et tu m'as aimé...tu m'as aimé aussi fort qu'il est possible d'aimer et surtout tu m'as aimé comme personne ne l'avait jamais fait. J'étais devenue l'une de tes raisons de vivre et d'avancer ...Et secrètement , c'est ce que j'espérais parce que la réciproque était tout aussi vraie.
Alors , je me suis accrochée à toi, je me suis accrochée à toi comme on s'accroche à une bouée de sauvetage.Tu es devenu mon moi, mon chez moi, ma vie et mon avenir. Ton regard, plein d'amour et de fierté me transportait. Il témoignait d'un amour peu commun et donnait un sens à tout. Il me rassurait et me guidait sans craintes. J'avais enfin l'impression de vivre et d'exister pour quelqu'un, et souvent lorsque tu dormais, en chuchotant à ton oreille je te remerciais...."